jeudi 22 octobre 2026

Ce que l’on ne peut pas changer...

« Ce que l’on ne peut pas changer, il faut savoir le supporter » (Proverbe).

Pour désigner cette capacité à supporter que certaines situations de notre vie peuvent éventuellement rendre nécessaire, dans le langage courant on a souvent recours au terme résilience, dont le sens métaphorique découle du fait qu'en physique, sont définis comme résilients les matériaux capables d'absorber une quantité considérable d'énergie lors des chocs, sans se rompre.

De manière analogue, nous pouvons nous aussi être résilients dans la mesure où nous savons « absorber les chocs » éventuellement causés par certains événements existentiels que l'on ne peut pas changer... en trouvant en nous-mêmes les ressources de patience et de force d'âme nécessaires pour en supporter la « charge » de sacrifice et de souffrance... et en faisant également appel à notre foi, pour demander au Seigneur l'aide dont nous ressentons le besoin.

Si, dans ces circonstances, nous savons « plier sans rompre » [a]... c'est-à-dire si nous savons supporter le « poids » des situations que nous sommes éventuellement appelés à affronter sans fléchir... alors un « phénomène » très important peut se produire en nous :
Tout comme, pour sauter, il faut fléchir les genoux... de même le « fléchissement » auquel peuvent nous contraindre certains événements de notre vie peut devenir le moment de « chargement » qui nous fait rassembler en nous les forces nous permettant ensuite de « sauter » vers un plan intérieur plus élevé, car fortifié par les difficultés que nous avons dû affronter et enrichi par le potentiel que nous avons dû apprendre à exprimer pour nous adapter aux poids que nous avons été appelés à supporter.

Pour que tout cela puisse se produire, nous devons évidemment savoir faire preuve de bonne volonté, d'humilité, de patience, etc.
C'est pourtant la foi qui se révèle véritablement indispensable dans les cas où... étant arrivés aux limites du supportable à cause de la nature limitée de nos ressources humaines... ce n'est que par l'abandon confiant en Dieu que nous pouvons trouver la paix dans les profondeurs de notre être... malgré « la tempête en surface ».

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« Quand on est à la limite du supportable, même le conseil spirituel le plus éclairant peut sembler de peu d’utilité. Et peut-être est-il juste qu’il en soit ainsi… parce que l’abandon en Dieu n’est pas une technique que l’on peut apprendre. Le vrai abandon advient seulement quand tu ne vois plus d’issue (rationnelle) à tes problèmes, et que tu décides de confier le contrôle à Dieu. Le signe qu’il est en train de se passer quelque chose de réel est l’expérience d’un impossible calme surnaturel qui cohabite avec la souffrance, comme le fond de la mer reste imperturbé par une tempête en surface ».
(Swami Roberto)

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[a] Sur ce blog vous pouvez voir aussi le post "Plier... sans rompre"