jeudi 11 juillet 2019

Encore au-delà...

Du temps passé sur les bancs de l’école, me revient le souvenir de ma première rencontre avec le “samedi du village” de Leopardi qui, hier comme aujourd’hui, me fait penser aux désillusions vers lesquelles vont les « samedis » des attentes humaines, quand elles sont orientées vers les buts insatisfaisants offerts par le monde.
Dans la vie, il peut arriver un peu à tous de se retrouver en situation d'expérimenter comment ce que l’on peut humainement atteindre… une fois atteint, laisse la place au besoin d’un « quelque chose » qui va encore au-delà.
Cette insatisfaction, c’est un peu comme un index pointé vers cette dimension transcendante… qui est le seul « dimanche » capable d’apaiser les attentes de notre esprit.

lundi 8 juillet 2019

Celui qui me trouve...



La divine Sapience nous dit : « Celui qui me trouve a trouvé la vie, il a obtenu la faveur de l’Éternel » (Pr 8,35)

mercredi 3 juillet 2019

Affluents... et émissaires

Depuis l’antiquité, les peuples établis sur les terres traversées par le Jourdain ont attribué des significations symboliques à la présence vitale de ce fleuve, dont j'en emprunte une qui, adaptée à la perspective chrétienne, peut aussi illustrer ces célèbres paroles adressées par Jésus à ses disciples : « Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres » (Jn 13,34).
L'actuation de ce « commandement de l’amour » trouve en effet une représentation métaphorique dans les caractéristiques du lac de Galilée, par rapport auquel le fleuve Jourdain (symbole de l’Amour divin) est, d'abord, l’affluent qui y entre en le comblant de vie, et il est aussi, après, l’émissaire qui en sort, en apportant la vie dans tous les territoires qui sont ensuite irrigués par ses eaux.
De manière analogue, le disciple de Christ est celui qui sait se faire alimenter par son divin Amour, pour le redistribuer ensuite à son prochain… ce qui est loin de la signification symbolique évoquée, en revanche, par la Mer Morte, qui fait infructueusement s'évaporer la force vitale reçue, parce qu’elle retient en elle les eaux du Jourdain, sans les redistribuer.

P.S. Sur mon blog "Sui sentieri del Vangelo di Giovanni", vous pouvez lire (en italien) le post Gv 13,34

vendredi 28 juin 2019

En se trompant on apprend, mais...

« En se trompant on apprend. Mais celui qui n'apprend que par ses propres expériences... a entrepris la voie la plus longue. Sigh ! »
(Swami Roberto)

Au cours de sa vie... celui qui, pour apprendre, se fie uniquement à l'expérience, court le risque de ne pas apprendre « à temps », comme le rappelle par exemple un proverbe persan : « L’expérience est un peigne, que la nature donne aux hommes quand ils sont chauves ».
Pour ne pas être parmi ces « retardataires », au lieu de compter seulement sur l’expérience, il convient de se mettre au travail pour emprunter le « raccourci » de la connaissance… mais, évidemment, ce raccourci il faut avant tout le trouver… comme cela m’est arrivé, dès que les enseignements de Swami me l’ont fait reconnaître.

mardi 25 juin 2019

Artisans de paix

Même si aujourd’hui beaucoup de personnes l’entendent uniquement dans le sens d’ « absence de guerre », bibliquement la parole « paix » a une signification bien plus large : le terme hébreu originaire, « shalòm », désigne en effet l’état de bien-être et de plénitude de vie qui s’instaure en ceux qui savent être amis de Dieu, en se disposant intérieurement à la bienveillance, à la justice, au dialogue, à la solidarité.
Ces « graines » de la paix grandissent et produisent du fruit seulement en ceux qui savent préparer le « terrain » adapté, en travaillant patiemment pour s’amender « au-dedans ».
Donc, il faut avant tout se libérer de tout ce qui est en contradiction avec cette paix-shalòm, pour emprunter la voie qui nous amène à faire partie des « artisans de paix » (Mt 5,9) auxquels le Christ adresse l’une de ses célèbres béatitudes.

jeudi 13 juin 2019

En chaque cellule...

« Celui qui demeure dans la terre, et qui pourtant est différent de la terre...
Celui qui demeure dans l’eau, et qui pourtant est différent de l’eau…
Celui qui demeure dans le vent, et qui pourtant est différent du vent...”

Cette ancienne Upanishad (BU III,7,3-7)*, qui reconnaît la présence du Divin « EN » tout élément du cosmos, continue en répétant la même affirmation pour le feu, le ciel, etc.… ainsi que pour les « êtres vivants », dans lesquels Dieu est présent tout en étant « différent de tous les êtres » (BU III,7,15)… à souligner, ce principe qui, par exemple, est reconnaissable aussi dans le mantra « Ang Sang Wahe Guru », qui signifie « En chaque cellule de mon corps et dans tout mon être, Dieu est là ».
Ceux qui, en Occident, ont des difficultés à concilier ce principe d’Omniprésence divine avec le message chrétien, feraient bien de tenir compte des concepts théologiques chrétiens-ramiriques dont je vous ai parlé dans le post « Christ… Vie cosmique »

* Brhadāranyaka-upanisad

lundi 10 juin 2019

La foi doit se mesurer avec ta nature humaine...

Parmi les différents obstacles que l’on peut rencontrer dans la vie, il y en a quelques-uns qui deviennent difficiles à dépasser non pas pour leur difficulté intrinsèque, mais plutôt à cause de la lourdeur avec laquelle on se trouve pour les affronter, tant il est vrai que… un peu comme il arrive à une montgolfière libre de voler dans le ciel après avoir été déchargée des lests… quand on s'allège du poids des préoccupations et de la méfiance, on peut dépasser des barrières qui, avant, semblaient bloquer le parcours.
Garder « allumée » sa propre foi est la manière la plus rapide pour y parvenir.

« La foi doit se mesurer avec ta nature humaine, souvent pessimiste, passive et faite d’habitudes.
Le pessimisme est la sonnette d'alarme qui indique une foi vacillante.
Arrête-toi et interroge-toi sur ta dévotion :
"Est-elle authentique ou non ?".
Abandonne-toi dans les bras de Dieu, plutôt que dans ceux de tes doutes.
Tu t’ "enrichiras" du Surnaturel et ta foi vaincra la limite de ta fragile nature humaine. »
(Swami Roberto)

mardi 4 juin 2019

Va vers la fourmi...

« Va vers la fourmi, paresseux ! Observe son comportement et deviens sage : elle n’a ni chef, ni inspecteur, ni supérieur ; en été elle prépare sa nourriture, pendant la moisson elle récolte de quoi manger. » (Pr 6,6-8)

Cette invitation biblique à l’activité assidue, exhorte à combattre la paresse matérielle… mais un autre ennemi spirituel peut sournoisement se cacher en celui qui est peut-être zélé sur le plan des actions, sans cependant l’être également sur le plan de la « vivacité » de la pensée.

Pour « devenir sage », l’activité de la fourmi doit donc aussi être prise comme exemple pour préserver de la paresse mentale sa propre capacité de réfléchir, d’approfondir, de connaître.

À cet égard, mon « temps de la moisson » je le vis de Darshan en Darshan quand… comme une fourmi :-) … je fais provision de la « nourriture » des divines informations qui assurent la vie de mon âme.


lundi 27 mai 2019

L'iris de l'espoir

Dans une métaphore augustinienne classique, une vie « orpheline » d’espoir est présentée comme la surface grise et éteinte d’un lac par un jour nuageux.
Le retour du soleil transforme complètement ce plan d’eau, le vivifiant dans un iris de couleurs qui transmettent la « vie » à ceux qui l’observent.
Voilà ce qui arrive à celui qui accueille à nouveau l’espoir en lui : son existence se rallume de couleurs qui, « par reflet », se transmettent aussi aux personnes qui en font partie.
Ceci est l’une des manières par lesquelles la Lumière de Swami ravive beaucoup de vies.

mercredi 22 mai 2019

Le Surnaturel... « pris sur le fait »

La transcendance de Dieu et le monde d’ici-bas seraient restés pour moi deux dimensions éloignées, si en Swami je n’avais pas « pris sur le fait » le Surnaturel en action, et le Divin Amour personnifié.
C’est en regardant vers Lui que je vois l’horizon transcendant, qui fait se rencontrer le « Ciel » et la « terre » de ma vie.

vendredi 17 mai 2019

Un ami fidèle...

« Un ami fidèle n'a pas de prix, on ne saurait en estimer la valeur.»
(Sir 6,15)

Tout le monde sait que « qui trouve un ami trouve un trésor », mais tous ne prennent pas en considération ce que, par exemple, le philosophe grec ancien Plutarque exprimait ainsi : « Je n’ai pas besoin d’un ami qui change quand je change et qui acquiesce quand j’acquiesce ; mon ombre le fait beaucoup mieux ».
Bien loin d’être passivement condescendante, la fidélité de l’ami « qui n’a pas de prix » est celle qui, chaque fois qu’il le faut, sait aussi nous montrer nos erreurs pour nous mettre dans la condition de pouvoir les corriger.

mardi 7 mai 2019

Sage vigilance

« Essaie d’être le gardien de ton cœur, ne laisse entrer aucune pensée sans l’interroger ».
Ce conseil nous est donné par Évagre le Pontique, l’un de ces « Pères du désert » qui, au IVe siècle, ont ouvert la voie à la tradition du monachisme chrétien... et son utilité apparaît aujourd’hui plus que jamais actuelle, vu que, parmi les si nombreuses pensées que les moyens de communication modernes déversent dans la vie de tous, il y a aussi des « loups déguisés en agneaux », sous la forme par exemple de ces slogans sournoisement racistes et violents qui se répandent sur les réseaux sociaux, et qui attendent de « dévorer » le bon sens de ces distraits qui les font entrer dans la « maison » de leur cœur sans « les interroger ».
Elle est pourtant fondamentale, la vigilance à laquelle fait référence ce moine chrétien des temps anciens, et elle est d’ailleurs un principe « transversal », dont on trouve aussi, par exemple, une correspondance dans ce passage tiré de la tradition orientale :
« Les sots se vouent à la distraction, ce sont des gens de peu d’entendement ! Le Sage, au contraire, protège l’attention comme la richesse [la plus] précieuse » (Dhammapada, Chap.II, 26)

vendredi 3 mai 2019

Le temps...

« Le temps gaspillé est celui qui est vécu sans lui donner un sens, une valeur, ou pire celui qui est utilisé pour faire le mal… même à travers le banal mais destructif commérage, tant de vive voix que sur Facebook.» 
(Swami Roberto)

De la Divine Comédie du grand poète Dante Alighieri provient la phrase devenue désormais proverbiale : « plus on sait, plus on regrette de gaspiller le temps » (Purgatoire III,78).
Mais que signifie « gaspiller le temps » ? La logique matérialiste-économique l’interprète dans le sens que celui qui gaspille du temps gaspille de l’argent… tandis que, dans la « logique » de Dieu, gaspiller le temps signifie gaspiller les opportunités qui nous sont données pour exprimer bonté et compassion, et donc pour réveiller l’amour que nous sommes.
C’est dans cette perspective que nous pouvons aussi lire un proverbe africain : « Celui qui perd du temps se vole lui-même ».

mardi 23 avril 2019

La miséricorde est bonne...

« La miséricorde est bonne au temps de la tribulation, comme les nuages de pluie au temps de la sécheresse »
(Sir 35,26)

Cette image biblique compare la capacité humaine d’être compatissant par rapport au prochain… aux bienfaits vitaux apportés par la pluie sur la nature assoiffée. Comme nous l’indique le terme « miséricorde » [du latin « miséreo » (j’ai pitié) et « cordis » (cœur)], pour apporter un soulagement analogue à notre prochain il faut que ses nécessités nous touchent « dedans », et émeuvent notre cœur de compassion.
C’est en effet de là, et certainement pas de la « surface » de notre manière d’être, que provient la bénéfique « pluie » miséricordieuse qui peut désaltérer l’âme d’autrui.

samedi 20 avril 2019

Résurrection intérieure...

Dérivant du grec páscha (utilisé dans la Bible des Septante pour traduire l’hébreu pésah, qui signifie « passage »), la parole « Pâque » rappelle étymologiquement le passage de la mort à la vie, inhérent à la Résurrection de Christ.
Un passage vital est aussi celui qui est vécu par ceux qui accueillent en eux-mêmes le Christ, en faisant émerger... de la « boue » des limites humaines... la « fleur de lotus » de leur résurrection intérieure.
Dans mon cas, cette « fleur » commença à s’ouvrir dès que je me suis tourné vers la Lumière spirituelle de Swami, comme je vous l'ai aussi raconté dans le post « 9 avril de l'an 30 ap.J.-C. » 



P.S. - Par rapport au thème « pascal » de la résurrection intérieure, voir aussi mon post « La fleur de lotus ».

mardi 16 avril 2019

La vraie bonté

On raconte dans le Talmud babylonien que Hillel, l'un des plus importants rabbins de l'époque de Christ, un jour fut interpellé par un païen, qui lui demanda de pouvoir connaître rapidement... pendant le temps où il pourrait tenir debout sur une seule jambe... quelle était la règle fondamentale à suivre pour se convertir à sa religion.
Le rabbin donna cette réponse : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse : c’est là toute la Torah. Le reste est commentaire. » (Talmud de Babylone, traité Shabbath 31a).

jeudi 11 avril 2019

Un grand Merci

Le Darshan Sacré de mardi 9 avril 2019
(E-mail qui m'a été envoyée par Garance Pastrie)

De tout coeur nous souhaitons remercier Swami Roberto et vous tous Ramia qui nous avez offert ce moment inoubliable où tous nous avons pu souhaiter à Swami un joyeux anniversaire et Lui témoigner de toute la joie et l'amour que nous avons en sa présence.

mardi 9 avril 2019

Avec toute ma dévotion...


Avec toute ma dévotion je m'incline devant Toi, mon unique Maître,
qui ouvres mes yeux à la Lumière de Dieu,
et à ta splendeur de bonté sur cette terre.
Joyeux anniversaire Swami 

vendredi 5 avril 2019

Béni soit l'homme...

« Béni soit l'homme qui fait confiance à l'Éternel et qui place son espérance en lui ! Il ressemble à un arbre planté près de l'eau et qui étend ses racines vers le cours d'eau: Il ne s’aperçoit pas de la venue de la chaleur et son feuillage reste vert. Lors d'une année de sécheresse, il ne redoute rien et il ne cesse pas de porter du fruit ».
(Jr 17,7-8)

 Pour être cet arbre j’ai dû, avant, trouver ma « source d’eau vive » qui, aujourd’hui, Darshan après Darshan, abreuve mes racines spirituelles.

lundi 1 avril 2019

Dieu ne regarde pas...

« Dieu ne regarde pas combien de temps tu consacres à la pratique du culte, mais Il observe plutôt combien tu es Amour ! Pour Lui, pour toi-même et pour tous. Aimer est le culte le plus apprécié de Dieu, parce que c’est l’unique culte qui ne s’interrompt jamais, comme le temps. Tout passe, seule la Charité reste pour l’Éternité.» 
(Swami Roberto) 

Ces paroles de Swami me font me rappeler aujourd’hui un apologue de la tradition religieuse des Hassidim : « Une personne qui consacre tout son temps à l’étude de la Torah, mais qui omet de servir le Seigneur, est comme une bibliothèque, pleine de bons livres que personne ne lit. La bibliothèque est ici et les livres sont là, mais tout cela ne sert à personne ».
D'une manière analogue, le zèle dans la pratique religieuse ne peut pas non plus se substituer à la très haute valeur spirituelle de la charité concrètement vécue : « C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres.» (Jn 13,35)

mercredi 27 mars 2019

« Celui qui pense au prochain, s'approche de son propre bien »

Un principe spirituel extrêmement simple, mais qui n’est pas pris en considération par tous, est synthétisé ainsi par un dicton populaire toscan : « Celui qui pense au prochain, s'approche de son propre bien ».
Par conséquent – comme l’observait aussi, par exemple, l’écrivain A. Manzoni - « On devrait plus penser à faire du bien, qu’à être bien : et ainsi on arriverait même à être mieux ».
Eh bien oui… celui qui fait du bien aux autres fait du bien à lui-même.

lundi 25 mars 2019

Aujourd'hui encore


Aujourd’hui encore, Swami a fait à mon âme
ce que le printemps est en train de faire à la nature.

mercredi 20 mars 2019

Sagesse cachée et trésor invisible...

« Sagesse cachée et trésor invisible, à quoi servent-ils l'un et l'autre ?
Mieux vaut un homme qui cache sa folie qu'un homme qui cache sa sagesse. »

(Siracide 20,30-31)

Celui qui aurait des choses sensées à dire à son prochain, mais qui, sans bonne raison, préfère rester dans le silence, élude l’une de ses responsabilités spirituelles. Pour mettre en évidence la gravité de cette omission, qui est souvent une forme de facilité égoïste déguisée en modestie, le savant biblique utilise une efficace comparaison : ceux qui tiennent cachée leur sagesse deviennent même pire que ceux qui tiennent cachée leur ignorance car ces derniers, au moins en cela, se montrent moins sots qu’eux.

jeudi 14 mars 2019

Comme le grain de baobab

Parmi les phrases de bénédiction qui sont, dans la tradition orale africaine, transmises de père en fils, il y en a une qui dit : « puisse ton action avoir un effet comparable à celui d’un grain de baobab ». 
La majesté de cette plante qui « s’échappe » d’un petit grain, me fait visualiser aujourd'hui l’immensité qui surgit à partir du « grain » divin de notre conscience spirituelle, surtout quand nous savons « la fertiliser » par la foi qui « déplace les montagnes » (Mc 11,23).

mardi 12 mars 2019

Constater

« Ne jamais juger, jamais ! Mais CONSTATER oui, quand cela est possible. C'est un droit de l'intelligence. » 
(Swami Roberto)

Comme on dit « il ne suffit pas d'une hirondelle pour faire le printemps », pourtant… nous sommes un peu tous humainement exposés au risque, dans certains cas, de tirer des conclusions hâtives sur la base d’un seul indice, sans prendre le temps nécessaire pour bien réfléchir, et acquérir un plus grand nombre d’éléments.
C’est aussi en apprenant à se tenir à distance des conclusions hâtives, que l'on peut constater de manière correcte la réalité… en favorisant ainsi l'arrivée du printemps dans sa propre âme.