jeudi 7 février 2019

Banquet sacré

Les portables actuels donnent à quiconque la possibilité d'accéder à tout moment à une quantité presque infinie d'informations et paradoxalement, c'est justement cette « grandeur » technologique qui rend encore plus insidieuse la tentation de se contenter d'un « saupoudrage de tout, et d'une connaissance de rien » - comme le définissait l'écrivain Charles Dickens – c'est-à-dire d’une acquisition de notions aussi « volumineuse » que superficielle.

mardi 5 février 2019

Chacun...

« Chacun est comme un facebook vivant. 
Pour ceux qui nous rencontrent, chacun de nos gestes est comme une photographie à observer, chaque mot est un message qui reste dans la mémoire de quelqu'un. 
Alors, fais en sorte que ceux qui regardent le tableau de ta vie puissent dire que tu es spécial, que tu fais la différence, que tu es le "sel de la terre" qui donne de la saveur à l'existence de beaucoup de personnes.»
(Swami Roberto)

Pour ceux qui cherchent à respecter au mieux le « mandat » que Jésus a confié à quiconque veut être son disciple, quand il a dit « Vous êtes le sel de la terre » (Mt 5,13), l’un des nœuds principaux à résoudre nous est symboliquement suggéré justement par la nature du sel qui, pour donner sa saveur, doit lui aussi se dissoudre... en laissant transparaître, métaphoriquement, la nécessité de renoncer à soi-même pour « donner du goût » à la vie d’autrui.
Par exemple, il n’est pas possible d’aider réellement les autres, sans faire son possible, avant, pour faire « se dissoudre » son propre ego opportuniste.
Alors seulement, le « facebook vivant » qu'est chacun de nous… mettra sur son « mur » quelque chose d'utile pour les autres.

jeudi 31 janvier 2019

Une bonne parole...

« Une peine au cœur de l'homme le déprime, mais une bonne parole le réjouit. »
(Pr 12,25)

Le mot « souffrance » dérive du latin « sub ferre », qui signifie « porter en bas »… par conséquent son opposé est ce « soulagement »(*) qui a le sens de « relever, de bas en haut ».
Une « mission humanitaire » vraiment à la portée de tous consiste dans le « porter soulagement » au prochain, même « seulement » par une bonne parole.

(*) Remarque : le mot italien "sollievo" (soulagement) a la même racine que le verbe "sollevare" (soulever)

mercredi 23 janvier 2019

Peu à peu

« Un arbre dont on peut à grand-peine embrasser le tronc naît d'un minuscule bourgeon. Une tour de neuf étages commence par un petit tas de terre. Un long voyage de mille milles, se commence en bougeant un pied. »

Ce principe simple et basique exprimé par Lao Tseu, se retrouve aussi « en famille » dans beaucoup d'autres cultures, comme par exemple nous le rappelle le proverbe persan « Peu à peu un fil de laine devient un tapis »... et, transposé sur le plan intérieur, il se traduit dans une invitation à ne pas se décourager devant les dimensions des « entreprises » de bonté que chacun est appelé à accomplir dans sa vie, parce que même les parcours les plus longs se font... un pas à la fois. C'est aussi en ce sens que l'on met en œuvre le principe évangélique de « celui qui est fidèle dans les petites choses l’est aussi dans les grandes » (Lc 16,10)

vendredi 18 janvier 2019

Dieu est Omnipotent, sauf dans un seul cas...

« Dieu est Omnipotent, sauf dans un seul cas :
Il Lui EST impossible de S'empêcher de nous aimer et donc Il ne peut jamais nous trahir.
Repens-toi amèrement si dans le passé tu as douté de Son Amour pour toi.»
(Swami Roberto)

À la différence du sens principalement doctrinal que le verbe « croire » a pris de nos jours dans son utilisation religieuse commune, en Hébreu biblique « croire » (’āman) a la signification d’ « avoir confiance » en Dieu.
Il s'agit donc d'un « se confier » qui est en fait analogue à la pleine confiance avec laquelle un enfant, dans ses premières années de vie, cherche aide et protection auprès de ses parents, et c’est aussi en ce sens que Jésus invite ses disciples à « devenir comme des enfants »… et qu'ensuite, par exemple, Il S’adresse au Père en L’appelant même « Abbà », c’est-à-dire en utilisant un terme onomatopéique qui reproduit le son syllabique exprimé par le bébé quand, à l’aube de sa vie, il appelle son papa en cherchant en lui amour et protection.
Tenir toujours vivant cet abandon confiant dans Notre Père, signifie « Lui permettre » de nous aider et de nous protéger par l’omnipotence de son Amour divin.

mardi 15 janvier 2019

Celui qui parle à la légère...

« Celui qui parle à la légère blesse comme une épée, tandis que la langue des sages apporte la guérison »
(Pr 12,18)

Contrairement au bavard qui, en parlant à tort et à travers, fait tournoyer à l’aveuglette l’« épée » de sa langue et inévitablement blesse ceux qui se trouvent dans son rayon d’action… la personne sage utilise sa propre langue à bon escient.
Ce n’est qu’ainsi, avec un discernement orienté vers le bien du prochain, qu’on peut la faire devenir un instrument de guérison, capable aussi d’atténuer la douleur et de « suturer » les blessures d’autrui.

samedi 12 janvier 2019

La face humaine de Dieu

Je pense aujourd’hui à la « descente » de Dieu parmi les hommes, c’est-à-dire à la conception qui non seulement fait partie de la « carte d’identité » théologique du Christianisme, mais qui trouve aussi des parallélismes dans d’autres contextes religieux, comme par exemple le rappelle la parole sanskrite bien connue « avatar », qui signifie littéralement « descente » et qui est utilisée dans différentes doctrines religieuses pour indiquer « l’incarnation de la conscience divine ».
Dans la perspective théologique strictement chrétienne, ce que l’on appelle le « mystère de l’incarnation » comporte, parmi ses spécificités, l’idée que le Verbe éternel de Dieu se fait chair (cf. Jn 1.14) en devenant un « vrai homme », c’est-à-dire en assumant en Soi la plénitude de la condition humaine, vécue par ailleurs de manière divine.

mardi 8 janvier 2019

Être soi-même

« Ni par le discours, ni par la pensée, ni par le regard, on ne peut l'atteindre. "Il est": ce n'est qu'ainsi qu'on peut le saisir, et d'aucune autre manière. » 
(Katha Upanishad VI,12)

Comme une sorte d' « écho » qui arrive de l’Orient, ce verset des Upanishad me fait penser à l’auto-présentation biblique du Dieu d'Abraham, Isaac et Jacob, qui Se définit Lui-même comme « Je suis Celui qui suis » (Es 3,14).
Cette phrase célèbre, qui désigne l’Être de Dieu au-delà de toute définition possible conçue par les hommes, est par ailleurs aussi un « indicateur » dirigé vers le but spirituel que chacun de nous est appelé à atteindre.

jeudi 3 janvier 2019

Les bonnes semailles

Il me revient aujourd’hui à l’esprit un proverbe qui dit : « Nous pouvons choisir ce que nous voulons semer, mais nous sommes obligés de moissonner ce que nous avons planté ».

Ainsi que pour ce qu’on « moissonne », chaque jour aussi doit être évalué, et surtout, pour ce qu’on décide de semer… parce que ce sont évidemment les « bonnes semailles » qui créent les présupposés karmiques pour que le temps nouveau qui nous attend soit le plus possible « bon » pour nous.

lundi 31 décembre 2018

Mes meilleurs vœux


Faites-vous transporter par le « vent » de l'Esprit
qui renouvelle sans cesse la surface de la terre,
Joyeuse Année Nouvelle :-)

vendredi 28 décembre 2018

L’intelligence de l’être humain...

« L’intelligence de l’être humain est infinie; malgré cela, il lui est difficile de bien comprendre combien il est important et vital de s’aider l’un l’autre.»
(Swami Roberto)

Un peu comme il arrive à une note de musique, qui seulement en s’unissant à d’autres notes peut composer une mélodie… nous aussi pouvons faire en sorte que notre existence individuelle devienne « musique », mais seulement si nous savons entrer harmonieusement en relation avec les « notes » différentes personnifiées par ceux qui en font partie.
Dans cette « symphonie » de la vie, sont « dans le tempo » ceux qui ont la capacité de « s’aider l’un l’autre ».

mardi 18 décembre 2018

Notre « ville sainte »

« La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer, car la Gloire de Dieu l’éclaire et l’Agneau est son flambeau ».
(Ap.21,23)

À la différence de la lumière physique du soleil ou de la lune, qui nous parvient de l’extérieur, en laissant toujours une partie de nous dans l’ombre… la Lumière christique qui provient de l’agneau nous illumine de l’intérieur, nous permettant ainsi de dissoudre toute ombre de notre « ville sainte » intérieure.
C’est justement là, dans la Jérusalem Céleste qui est à l'intérieur de nous, que nous devons accourir pour rendre Gloire au Noël de Christ dans l’homme.

vendredi 14 décembre 2018

« Faire » la vérité

« Si la Vérité ne se manifeste pas par une action, Elle ne sert à rien ni à personne » 
(Swami Roberto)

Ces paroles de Swami me font aujourd'hui venir à l'esprit un verset très « sous-estimé » de l'Évangile de Jean, dans lequel Jésus dit que va vers la Lumière non celui qui A la vérité, mais « celui qui FAIT la vérité » (Jn 3,21).

samedi 8 décembre 2018

mardi 4 décembre 2018

Le sage...

« Tel se tait parce qu'il ne sait que répondre, tel autre se tait qui attend son heure.
Le sage sait se taire jusqu'au bon moment, mais le bavard et l'insensé manquent l'occasion.»
(Sir 20,6-7)

Parmi les raisons pour lesquelles il peut être sage de rester en silence, il y a celle qu’un dicton oriental exprime ainsi : « le silence est la capacité de rendre limpide l’eau trouble ».
En effet, dans certaines situations seul celui qui sait attendre que « les eaux se calment »… en laissant aussi déposer ses propres réactions instinctives qui les troublent… réussit à voir avec limpidité la réalité.

vendredi 30 novembre 2018

Tu es le maître du temps...

« Tu es le maître du temps : tu peux même le gaspiller ! » 
(Swami Roberto)

Même si beaucoup ont l'habitude d'attribuer une sorte de « personnalité » au temps, en le considérant par exemple comme capable d'arranger tout seul les situations, en réalité le « passage » du temps prend pour nous une signification dans la mesure seulement où c'est nous qui la lui conférons.

lundi 19 novembre 2018

Rends-toi compte...

« Rends-toi compte que tu n’as pas seulement un cerveau pour formuler de bonnes intentions au profit de beaucoup d’autres, ou pour élever ta vie spirituelle, mais que tu as aussi un cœur, une volonté et la capacité d’action pour les réaliser ! »
(Swami Roberto)

Ces paroles de Swami me font penser au mot hébreu  'emet, qui est habituellement traduit dans la Bible par le mot « vérité » et qui, plus en détail, se réfère à la fidélité de Dieu, Celui qui est vérité justement parce qu'Il est immuablement fidèle à sa nature divine, en ne cessant jamais de S'offrir à nous en tant que Vie et Amour.

mardi 13 novembre 2018

Stigmates

Swami Roberto avec sa maman Elide
Les stigmates sont une réalité de sa vie sur laquelle Swami Roberto reste toujours très réservé.
Aujourd’hui, cependant, j’ai vu que Swami en a parlé sur sa page Facebook, cela me fait donc plaisir de partager sur ce journal quelques témoignages :

En automne 1981 le Prof. Pietro Zeglio, professeur de Médecine et d’Hygiène du travail à l’Université de Turin, est interviewé par le journaliste Giorgio Lazzarini, de l’hebdomadaire “Oggi”, et témoigne de ce qui suit :
« En mars de l’année passée, dans les jours juste avant Pâques… dans la période de la Passion... le garçon avait souffert de malaises d’ordre général, avec des douleurs dans tout le corps, mais sans qu’il y eût des manifestations cliniques qui puissent justifier tant le malaise que les douleurs.  
Dans cette période-là, donc, se sont manifestés les stigmates aux mains et aux pieds et la croix sur le front.

jeudi 8 novembre 2018

Mon « amrita »...

« Om asato mā sad gamaya, (De l’irréel conduis-moi au Réel)
tamaso mā jyotir gamaya, (des ténèbres conduis-moi à la lumière)
mṛtyor mā amṛtaṃ gamaya, (de la mort, conduis-moi à l’immortalité.)
Om shanti shanti shanti»
(Brihadâranyaka Upanishad I, 3,28)

Cette ancienne prière sanskrite de purification, connue comme « Pavamana mantra », donne voix au désir ardent des croyants tourné vers la vraie existence (sat), atteinte par ceux qui rejoignent la lumière (jyoti) divine qui fait fuir toutes ténèbres, intérieures et extérieures.

jeudi 1 novembre 2018

En mémoire de mes parents

En pensant à mes parents, qui aujourd’hui sont au ciel, ce matin m’est revenu à l’esprit un témoignage que ma maman Rina a écrit il y a de nombreuses années, pour raconter deux moments très particuliers vécus par mon papa Vasco en présence de Swami Roberto :

« Un dimanche de juillet 1984, Roberto est venu à la petite église de la Madonna delle Grazie (Madone des Grâces), située sur une colline proche de Monteviale [le village de mon enfance, en province de Vicence], pour réciter un Rosaire avec nous, qui nous réunissions une fois par semaine dans cette petite église pour réciter justement le Rosaire.

dimanche 28 octobre 2018

Pour nos amis les animaux

Peu de gens savent que dans la Bible il y a un seul passage où l'on parle d'un chien qui accompagne un être humain.
Nous le trouvons dans le Livre biblique de Tobie (dont je vous ai déjà parlé dans le post « Une page qui vit : Caserin ») et précisément dans le passage où l'auteur écrit : « L'enfant partit avec l'ange, et le chien suivit derrière. » (Tb 6,1; cf. Tb 11,4).
Le caractère extraordinaire de cette circonstance peut être compris si l’on tient compte qu'à cette époque-là (IIe siècle av. J.-C.) le chien était encore considéré comme un animal impur, pour la raison qu'il passait toujours son existence au milieu des immondices et que, par exemple, « chien » était l’épithète méprisante lancée contre les pécheurs (cf. Ap.22,15) et contre les ennemis d’Israël.

vendredi 26 octobre 2018

Il y a une Prière...

« Il y a une Prière gardée dans la profondeur de toi-même qui n'a pas d’égale. Elle dépasse toute parole, toute sincérité : ce sont tes larmes de joie ou de douleur. Celles-ci sont recueillies directement par Dieu qui les transforme en étoiles.»
(Swami Roberto)


Ces paroles de Swami me font venir à l'esprit une image biblique esquissée par l'auteur du Psaume :
« Recueille mes larmes dans ton outre : ne sont-elles pas inscrites dans ton livre ? » (Ps 56,9)
En utilisant la métaphore de l'outre... qui était le récipient dans lequel les voyageurs dans le désert conservaient la réserve d'eau qui assurait la survivance jusqu'à l'oasis suivante... l'auteur biblique met en évidence le caractère précieux de nos larmes aux yeux de Notre Père :

vendredi 12 octobre 2018

Tant que tu perçois...

« Tant que tu perçois Dieu en dehors de toi, tu es séparé de Lui, c’est-à-dire de ton Soi intérieur, et tes sens prédominent. 
Si tu Le perçois au-dedans de toi, tu pourras dire : “Moi et Dieu nous sommes Un”… et quand ton “moi” finira de te dominer, il y aura Dieu. » 
(Swami Roberto)

Un concept religieux « transversal », qui a aussi été utilisé par Paul de Tarse pour établir un pont de communication avec la mentalité philosophique grecque, est celui que « l’apôtre des gentils » a abordé dans son célèbre discours tenu à l’Aréopage d’Athènes, quand il a parlé de Dieu comme de Celui qui « n’est pas loin de chacun de nous. En effet, c’est en Lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17,27-28).

lundi 8 octobre 2018

Divine régénération

« L’âme est comme une pauvre plage de sable que le monde piétine, que le moindre vent raye de sillons, que cent choses peuvent salir.
Mais la grâce de Dieu vient comme une marée. Elle efface, elle lisse, elle lave, et la plage réapparaît toute unie, brillante, sous le soleil de la joie ».

J’emprunte aujourd’hui cette métaphore de l’écrivain français René Bazin, pour l’appliquer à la régénération qui, pendant le Darshan de Swami Roberto, nettoie les « plages » intérieures de ceux qui savent accueillir la marée assainissante de sa divine bénédiction.

jeudi 4 octobre 2018

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur eau...

« Eaux, sources de bonheur, nous vous implorons, donnez-nous la vigueur, afin que nous puissions contempler la grande joie. Vous êtes comme des mères amoureuses qui désirent donner de l'affection aux enfants. Donnez-nous votre lymphe propice.»
(Rg-veda X,9)

 « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur eau, qui est très utile et humble, précieuse et chaste.» (François d'Assise, Cantique des créatures)