Article du 5 avril 2026 du dott. Gian Guido Vecchi, vaticaniste du «Corriere della Sera».
An 30, 9 avril ...
An 30, 9 avril, Jérusalem : à l'aube, quelques femmes se rendent au sépulcre d'un homme tué sur la croix deux jours plus tôt, Jésus de Nazareth. De ce qui se passe – et de leur récit, rapporté par écrit pour la première fois 27 ans plus tard par Paul de Tarse – jaillit le christianisme. Que savons-nous, de ce jour-là ?
C'est l'aube du 9 avril de l'an 30. Marc écrit que, le sabbat passé, ce furent « Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé » qui « achetèrent des aromates pour aller embaumer Jésus » et qui trouvèrent la pierre qui fermait le sépulcre roulée sur le côté. Matthieu parle de « Marie de Magdala et l'autre Marie ». Luc écrit « des femmes » en général, puis nomme « Marie de Magdala, Jeanne et Marie, mère de Jacques ». Jean ne mentionne que Marie de Magdala.
Ce sera elle la première à le voir et à s'exclamer en hébreu, dans le récit de Jean : « Rabbouni ! », ce qui veut dire : « Maître ! ». Quoi qu'il en soit, la découverte de l'aube après le sabbat – ce qui, des siècles plus tard, sera appelé le jour du Seigneur : dimanche – est marquée par deux moments : la pierre renversée et, à l'intérieur du sépulcre vide, l'ange qui annonce la résurrection.
Dans le récit de Marc, le « jeune homme vêtu d'une robe blanche » prononce ce verbe fatal : eghérte, « Il est ressuscité ».
Sur ce blog, vous pouvez suivre cette piste d'approfondissement :
9 avril de l'an 30 apr. J.-C.
9 Avril, Neuvième Heure : le Berceau de la Résurrection
Mon 9 avril à Emmaüs
Zoom sur le 9 avril
Dans l'attente du 9 avril
« ...et pourtant il m'a ouvert les yeux ! »
Du « voir »... au « reconnaître »
Sur ma page Facebook, vous pouvez voir la vidéo À partir des racines de la Pâque… jusqu’au 9 avril

