mardi 11 août 2015

La carte du « Trésor »

Deux années sont passées, désormais, depuis le jour où nous sommes entrés dans le nouveau Temple d'Anima Universale, et cette entrée, survenue après avoir pendant longtemps célébré nos prières dans le cloître du monastère, me suggère aujourd'hui quelques pensées « géométriques ».
Le fait que, dans la célébration de l'office religieux dominical, nous soyons en effet passés de la zone carrée du cloître à celle, circulaire, du Temple (comme on peut bien le voir sur la photo aérienne ci-contre), m'a fait venir en tête une signification symbolique qu'on peut relever dans l'histoire des religions : la relation entre le carré qui représente la terre-manifestation de Dieu... et le cercle qui représente le Ciel-unité de Dieu.

Gerusalemme, Chiesa della dormizione di Maria:
Mosaico con i 3 cerchi che rappresentano la Trinità
Par exemple... il suffit de penser aux musulmans qui effectuent des tours circulaires autour de la Ka'ba, la Maison carrée de Dieu complétée par une partie hémisphérique...
Ou bien, passant à l’iconographie chrétienne, le cercle me rappelle le symbole de l'Éternité... relié au symbole de la Trinité du Père, du Fils et de l'Esprit Saint, représentée par les trois cercles unis entre eux.
Le carré se retrouve aussi dans le périmètre carré de la Jérusalem Céleste, pour signifier la stabilité de la perfection, en une forme reprise ensuite par l'art médiéval pour encadrer la figure humaine avec les bras en croix et les pieds joints qui, en se reliant aux représentations de Christ, sert de point de référence pour les calculs de construction des églises de la période dite « romane ».

Ces pensées géométriques me stimulent maintenant pour ouvrir, sur mon ordinateur, la page-écran d'un dessin du chef-d’œuvre de Leonard de Vinci connu sous le nom d'homme de Vitruve...
Cette image me rappelle un Darshan d'il y a quelques années, où Swami nous a conduits à explorer des « profondeurs vertigineuses », bien au-delà de l'intuition artistique, déjà admirable, exprimée par le génie de Vinci :
En cette occasion, en effet, Swami commença d'abord à illustrer pour les personnes présentes la signification symbolique de cette célèbre peinture, en tant que représentation du parcours d’élévation d'un croyant qui, à la suite de Christ, passe du « carré » de son corps physique « mis en croix » par les limites de la forme, au « cercle » de sa résurrection intérieure...
Puis, en allant encore au-delà, l'enseignement de Swami fit entre autres « émerger » la figure du pentagone... c'est-à-dire la « porte » traversée au moment topique où la Grâce de Christ (représentée par les 5 sommets du pentagone qui symbolisent les 5 blessures de la crucifixion) conduit le disciple vers la perfection de la résurrection... dans un passage dont je vous ai d'ailleurs déjà parlé dans l'article “Les 12 portes”.
Aujourd'hui... c'est  justement ce nombre bibliquement fondamental, le 12, qui « me parle » des 12 tribus d’Israël... et puis des 12 disciples qui, réunis aux pieds de Jésus sur le Mont des Béatitudes, L'écoutent prononcer l'Alliance « Nouvelle », après que Moïse sur le Mont Sinaï eut reçu l'ancienne.

Eh bien... en pensant au Mont, je me retrouve maintenant justement au cœur du Monastère de Leinì, où se dresse la Coupole... qui, dans le symbolisme religieux du Nouveau Testament, représente le Mont sur lequel la présence de la sphère divine entre en contact avec l'histoire humaine.
Justement ici, dans la Coupole-Mont d'Anima Universale... dans le cœur de la Maison du Rabme Sacré, symbole pentagonal des chrétiens ramiriques... se trouve le « trésor » auquel m'a conduit la carte de « géométrie sacrée » qu'aujourd'hui j'ai parcourue avec vous.


Étape suivante :  Plénitude... et perfection   

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